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Points de vue (Panorama)

Il y a le pessimiste, qui est sûr que ça va foirer, l'optimiste, certain que ça va s'arranger, le réaliste, à genou devant cette divinité qu'il appelle "la réalité", le nihiliste, qui s'en fout du moment qu'il dort, le matérialiste, qui cherche l'esprit, le tragique, qui se dépêche de vivre avant de mourir. Certains sont plus fous que d'autres. A vous de faire votre choix ... Nous sommes tous un peu perdu devant cette déconstruction : Monolecte

Une nouvelle "case" pour ranger des personnes un peu pas_dans_la_norme est apparue chez les psy, et personnellement elle me plaît bien.
Il s'agit des "borderlines", des personnes ni vraiment maniaco-dépressifs (changement d'humeur tous les trois quatre jours), ni vraiment paranoïaques (sentiments de persécution), ni vraiment schizophrène (sentiments de ne pas être seul), mais qui oscillent plus ou moins sur les trois pathologies.
Personnellement je me range dedans et d'un coté ça me rassure, car je me sentais différent des gens depuis tout petit sans comprendre. Et ce sentiment de différence m'a enfoncé dans une certitude d'incapacité à réussir quoique ce soit. Donc je pense qu'indirectement, ce sentiment m'a aidé à tout foirer.
Depuis que je me sais différent et que l'on peut accomplir au moins autant de choses que les êtres-humains normés, les choses vont nettement mieux.
Mais il est à noter que globalement de normer les choses et les gens crée des boucs-émissaires. Les boucs-émissaires créent bien souvent en retour des tortionnaires...
(Miky)

Je rajouterai une case supplémentaire, même si je n'aime pas les cases et n'y range jamais personne ! Je rajoute donc celle dans laquelle je me situe, l'utopiste. Vous savez, celui qui passe son temps à rêver le monde dans lequel il rêve de vivre et je m'emploie au quotidien à tenter de toucher du doigt ce monde. Je m'évertue donc à changer d'un ou deux cils cette société, ce monde. Mais je vous l'avais dit, je suis un utopiste !
(Fréd Navarro)

Dans une situation donnée, l'optimiste aura toujours un coup d'avance sur le pessimiste. Non pas parce qu'il aura eu raison, car le pessimiste voit souvent mieux les dangers et risques actuels, non pas parce qu'il aura prévu l'avenir donc, mais parce qu'il aura un esprit ouvert sur les possibilités qui vont se manifester. (Positif)

Simulacres et sorcellerie sont les monstres qui se cachent derrière les descriptions et les évidences (Denis)

Les caractères ne sont jamais si tranchés que les protagonistes veulent le faire croire, et chacun agglomère de son ennemi les qualités qu'il ne peut lui dénier. Ainsi, l'hédoniste réclame une discipline (Epicure) et prétend à la liberté, mais pour obéir à ses pulsions. L'homme politique devient publicitaire. Le matérialiste donne à la matière un esprit créateur (une propriété qui lui est étrangère) et son refus de la transcendance justifie une automutilation. L'idéaliste a besoin d'un matériau pour supporter son dualisme. "Deux ennemis, c'est un même homme divisé" (Cioran)